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Vincent Peillon, tête de liste PS sud-est aux élections européennes, était attendu hier matin par les
dockers de Brégaillon. Il était accompagné de Elsa Di Méo, Mireille Peirano et Laurent Pozzi-Pasquier, présents sur la liste PS pour les Européennes, mais aussi de Marc Vuillemot, maire
de La Seyne, Bruno Maranzana, Robert Alfonsi et Patrick Menucci.
« Je ne suis pas venu pour vous plaindre ou vous faire de promesses, mais pour voir si l'on peut contribuer à trouver une solution à votre problème. »
17 mai 2009
Fête de la rose à Villecroze
"Souvenez-vous du 21 avril 2002. Ne ratons pas cette bataille"
Plusieurs centaines de militants varois se sont déplacés au château de Thuerry pour écouter le chef de file du PS dans le Sud-Est, entouré de Michel Vauzelle,
président du conseil régional, et de Mireille Peirano, premier secrétaire fédérale du Var, maire de Salernes.
Il est partout à la fois, le chef de file des socialistes pour les européennes. Tandis qu'il s'exprime devant 400 à 500 militants varois, dans un décor paradisiaque de vignes à Villecroze, les téléspectateurs de Canal Plus peuvent le voir et entendre sur leur petit écran, à la même heure.
L'ancien professeur de philo qui mène la bataille à gauche pour le Sud-Est aura avalé 7 000 km cette semaine, 3 000 en moyenne ces derniers mois. Une campagne sur les chapeaux de roue pour tenter de refaire le retard de la gauche dans les sondages.
Parlant sans note et bien à l'aise sur son estrade, en costume sombre et sans cravate, Vincent Peillon s'est voulu rassurant. « Toutes les dernières élections (cantonales, municipales, sénatoriales...) ont montré le rejet du pouvoir en place », a-t-il asséné. Donc « tout ce qui est prédit doit être renversé dans les semaines qui viennent. Si nous faisons notre travail, on peut renverser la tendance ».
Ce travail, c'est « déconstruire les mensonges de la droite ». Et parler encore et toujours de l'Europe, « en politisant le débat, alors que la droite
a tout intérêt à ne pas le faire. La technique de Sarkozy, c'est de parler d'autre chose ».
Car « il n'y a pas pire danger que d'être cynique et indifférent vis-à-vis de l'Europe, ça sert la droite », a poursuivi Vincent Peillon. Et d'encourager, avec un langage quasi-guerrier, les socialistes « à entrer dans ce débat, à affronter ce combat ».
Quant à la gauche de la gauche... « ce n'est pas notre ennemi. Mais Mélanchon peut avoir au maximum deux élus, Besancenot, deux aussi. Et après ? Dans quel
groupe vont-ils siéger ? Vu le mode de calcul, ils vont en faire perdre 10 à la gauche française ». D'où cet appel au vote utile, « souvenez-vous du 21 avril 2002. Ne ratons pas cette bataille ».
Avant le candidat Peillon, Mireille Peirano, première secrétaire fédérale du Var du PS, avait regretté que l'Europe « n'apparaisse plus comme une espérance, c'est une grande injustice ».
Nicole Fanelli, maire de Salernes et qui a ferraillé longtemps avant de conquérir le canton, a lancé aux militants, en connaissance de cause : « Soyez
convaincus que rien n'est jamais impossible, n'abandonnez jamais ». Des propos repris en écho par Michel Vauzelle, président du conseil régional, même « s'il faut être courageux pour
combattre dans le Var », a-t-il glissé.
Vincent Peillon était déjà sur le départ tandis que le patron de la Région s'exprimait. Juste le temps pour le député européen de lancer au pied de l'estrade, en
allumant une cigarette : « Oui c'est bien que Sélogène Royal fasse un meeting commun avec Martine Aubry, je souhaiterais même qu'elle en fasse plus. Non, je n'irai pas, je n'ai pas le temps,
je ne peux plus ! ». Et il s'engouffre dans la voiture qui l'attend pour courir ailleurs « forcer le débat ».